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title: "Le manque de port profond à Berbice freine l’expansion de la production pétrolière Stabroek"
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# Le manque de port profond à Berbice freine l’expansion de la production pétrolière Stabroek

## Content

## Le Performances Opérationnelles et le Goulot d’Étranglement

Dans le contexte de l’acquisition par Chevron de Hess Corporation pour 53 milliards USD, finalisée au milieu de l’année 2025 après une décision arbitrale controversée contre ExxonMobil, un atout stratégique de première importance s’est consolidé : le bloc Stabroek au large des côtes guyanaises. Cette opération confère à Chevron une participation de 30 % dans un bassin qui détient plus de 11 milliards de barils équivalents de pétrole récupérables et représente l’un des projets offshore les plus prolifiques au monde. La production brute actuelle se situe autour de 650 000 à 700 000 barils par jour (bpd), avec une augmentation de 20 % en glissement annuel au deuxième trimestre 2026, principalement tirée par les actifs Hess intégrés au portefeuille de l’entreprise.

Cependant, la physique de l’extraction ne suit pas le rythme de la finance. La capacité de production nominale des quatre FPSO (Floating Production Storage and Offloading) en service fin 2025 est estimée à environ 900 000 bpd. Ce volume nécessite une infrastructure de stockage et de transfert terrestre qui, actuellement, présente une critique structurelle documentée : l’absence d’un port profond fonctionnel sur la côte du Berbice. Le signal opérationnel le plus pertinent n’est pas le record de production, mais la décision stratégique récente de Chevron de se retirer du financement de l’étude de faisabilité pour cette infrastructure portuaire.

Ce choix modifie radicalement l’horizon temporel de l’expansion. Alors qu’ExxonMobil, opérateur avec 45 % de participation et partenaire CNOOC (25 %), vise à dépasser 1,3 million de bpd d’ici 2027 grâce à six projets offshore approuvés, la chaîne logistique terrestre n’est pas prête à soutenir une accélération supplémentaire sans interventions infrastructurelles massives. Le manque d’un terminal dédié impose des contraintes physiques directes sur la fréquence et le volume des opérations de transfert en eaux profondes.

## Génie des infrastructures : capacité nominale par rapport à la capacité réelle

Le goulot d’étranglement est identifiable dans le système de stockage terrestre. Actuellement, les FPSO comme la Liza Destiny, la Liza Unity et la Prosperity déchargent le pétrole brut sur des navires-citerne via des systèmes de transfert en mer ouverte. Bien que cette solution soit techniquement mature, elle présente des limites intrinsèques liées aux conditions météorologiques océaniques et à la logistique des navires de service. La capacité effective de stockage terrestre est donc une contrainte opérationnelle qui détermine la vitesse à laquelle le pétrole brut peut être acheminé vers le marché mondial sans générer des coûts de demurrage élevés ou des interruptions opérationnelles.

Le projet de port en eau profonde de Berbice, dirigé dans sa phase préliminaire par l’entreprise d’ingénierie Bechtel, avait initialement été financé par Hess Corporation avant son acquisition. Le directeur technique de Bechtel pour la Guyane, Harry Pastuszek, a confirmé que, bien qu’Hess ait couvert les coûts initiaux de conception et d’ingénierie préliminaire, Chevron a décidé de ne pas procéder au financement des phases ultérieures de l’étude de faisabilité. Cette distinction entre la disponibilité de la ressource géologique et l’accessibilité logistique est cruciale : les réserves sont physiquement présentes, mais leur extraction efficace dépend d’actifs qui nécessitent des années de construction.

La capacité nominale du bloc Stabroek n’est donc pas seulement une fonction des unités flottantes, mais un système intégré qui inclut le débit portuaire. L’absence d’un port en eau profonde signifie que chaque augmentation de la production doit être supportée par une flotte de navires-citerne toujours plus nombreuse et par des temps d’attente variables. La diversification des fournisseurs n’est pas pertinente dans ce contexte local ; la capacité substitutive du transfert en eaux profondes existe, mais son coût marginal augmente linéairement avec les volumes extraits.

### Propagation systémique et redistribution des marges

L’impact de ce choix infrastructurel se propage le long de la chaîne d’approvisionnement amont. Sans un port dédié, les opérateurs du bloc Stabroek restent dépendants de solutions logistiques à haute intensité de capital opérationnel. La décision de Chevron de ne pas participer aux coûts de l’étude de faisabilité reflète une évaluation stratégique : l’entreprise concentre les flux de trésorerie sur l’optimisation de la production existante et des bassins matures, reportant ou déléguant les investissements dans les infrastructures civiles à long terme.

Ce scénario crée une asymétrie entre la capacité de production déclarée et la vitesse réelle de commercialisation. Comme le rapportent des sources internes aux entreprises, les bénéfices nets de Chevron ont augmenté significativement au deuxième trimestre 2026 grâce aux actifs Hess, mais la durabilité de cette croissance à des volumes supérieurs à 900 000 barils par jour est conditionnée par la disponibilité d’infrastructures terrestres.

> « Pour les parties restantes de l’étude de faisabilité, Chevron a refusé de procéder au financement. » — Harry Pastuszek, Directeur Technique Bechtel Guyane

La contre-thèse la plus solide est qu’ExxonMobil, en tant qu’opérateur avec la part majoritaire (45 %), pourrait être contraint d’internaliser les coûts infrastructurels pour garantir le respect des objectifs de production de 2027. Cependant, la fragmentation de la propriété et les différends contractuels antérieurs rendent improbable une coordination rapide des investissements dans des biens en capital publics. La redistribution des marges voit donc Chevron bénéficier du flux de trésorerie à court terme sans absorber les risques de retard sur l’infrastructure portuaire, qui incombent principalement à ExxonMobil et CNOOC.

## Preuves d’équilibre et trajectoire de développement

Le goulot d’étranglement infrastructurel du port de Berbice est un facteur déterminant pour la trajectoire de production du bloc Stabroek. L’analyse indique que, sans investissement coordonné dans les infrastructures de stockage terrestres, la croissance de la production au-delà de 900 000 barils par jour connaîtra des ralentissements opérationnels significatifs. Le critère de vérifiabilité de cette thèse est observable grâce au suivi des délais de construction du port : si d’ici 2027, on ne constate pas d’accélération significative dans la phase d’ingénierie détaillée ou dans le démarrage des travaux civils, la capacité effective restera limitée par la logistique maritime.

Le récit public sur l’expansion du bloc Stabroek se concentre sur les records de production et les investissements dans de nouvelles FPSO. Les données montrent que le manque d’infrastructures terrestres devient un goulot d’étranglement structurel. La capacité de stockage terrestre est la véritable contrainte, et non la disponibilité de pétrole en mer.

Avec une capacité nominale de 1,3 million de barils par jour prévue pour 2027, l’absence du port de Berbice entraînera des coûts logistiques structurels supplémentaires et des retards dans la réalisation effective des volumes déclarés. La filière pétrolière guyanaise devra faire face à la réalité physique : les réserves sont illimitées seulement tant que les bassins de stockage ne sont pas remplis.

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La capacité de production nominale des quatre FPSO en service à la fin de 2025 est estimée à environ 900 000 barils par jour (bpd).
[Stabroek Block FPSO capacity end of 2025](https://www.so.com/s?q=Stabroek+Block+FPSO+capacity+end+of+2025)

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Chevron a refusé de procéder au financement des phases ultérieures de l’étude de faisabilité pour le port en eau profonde de Berbice.
[Chevron Stabroek port feasibility study funding decision](https://www.bing.com/search?q=Chevron+Stabroek+port+feasibility+study+funding+decision)

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La production brute actuelle se situe autour de 650 000 à 700 000 barils par jour (bpd), avec une augmentation de 20 % en glissement annuel au deuxième trimestre 2026.
[Stabroek Block production growth Q2 2026](https://www.google.com/search?q=Stabroek+Block+production+growth+Q2+2026)

Yandex
ExxonMobil vise à dépasser 1,3 million de barils par jour d’ici 2027 grâce à six projets offshore approuvés.
[ExxonMobil Stabroek production target 2027 six projects](https://yandex.com/search/?text=ExxonMobil+Stabroek+production+target+2027+six+projects)

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