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Zambie : Dégradation des pâturages et coûts

Zambie : Dégradation des pâturages et coûts

Le prélèvement dépasse la recharge

La réduction de 42 % de la biomasse dans les pâturages du sud de la Zambie, enregistrée entre janvier et mars 2026, n’est pas un chiffre isolé. C’est le résultat d’un prélèvement continu qui dépasse la capacité de recharge du sol. Les troupeaux, contraints de se déplacer vers des zones communes en raison de la sécheresse El Niño, prélèvent mensuellement 18 000 tonnes de fourrage. Ce taux de prélèvement est supérieur au taux de recharge naturelle, qui s’élève à 12 000 tonnes par mois. La différence de 6 000 tonnes par mois représente un déficit cumulatif qui se traduit par un dégradation structurelle du système pastoral.

La tension n’est pas seulement environnementale. Elle est économique. Chaque tonne de fourrage prélevée représente un coût marginal de 45 €/tonne pour le transport et la gestion des troupeaux. Le coût total mensuel du prélèvement dépasse les 810 000 €. Ce coût n’est pas inclus dans les bilans de production des exploitations agricoles locales, mais est supporté par les petits éleveurs, qui ne disposent pas de marges financières.

La recharge ne compense pas le prélèvement

La capacité de charge du sol dans le sud de la Zambie a été estimée à 23 000 tonnes de phosphate nécessaires pour restaurer la fertilité du sol après un an de dégradation. Cependant, le taux de recharge naturelle n’est que de 12 000 tonnes par mois. Cela signifie que, même dans des conditions optimales, le sol met plus de deux ans pour restaurer sa capacité à supporter la biomasse. Le temps de récupération est supérieur au cycle de vie des troupeaux, qui est d’environ 15 ans.

La dynamique du prélèvement n’est pas linéaire. Dans des conditions de stress hydrique, le taux de prélèvement augmente de 30 % par rapport à la moyenne. Cette augmentation n’est pas compensée par la recharge, qui reste constante. Le système est dans un état de déséquilibre thermodynamique. La biomasse n’est pas produite en quantité suffisante pour soutenir le prélèvement, et le sol n’est pas rechargé en quantité suffisante pour soutenir la production. Le résultat est un cycle de dégradation qui s’auto-alimente.

Le seuil du dégradation irréversible

Le seuil critique est atteint lorsque la biomasse disponible descend en dessous de 30 % du niveau de référence. À ce moment-là, le sol n’est plus en mesure de supporter la production de fourrage. Le taux de recharge tombe à zéro, et le prélèvement continue de croître. Le système entre dans un état de collapsus. La capacité de tampon du sol est épuisée. Il n’y a pas d’alternatives de gestion qui puissent rétablir l’équilibre.

La preuve empirique est fournie par le programme SoilFER, qui a surveillé 18 000 hectares de pâturages dans le sud de la Zambie. Les données indiquent que, lorsque la biomasse descend en dessous de 30 %, le taux de recharge est réduit de 75 %. Le sol n’est plus en mesure de produire suffisamment de biomasse pour soutenir le prélèvement. Le système est dans un état de collapsus irréversible. Le seuil n’est pas un point de rupture, mais un point de non-retour.

Implications pour le décideur

Le coût marginal de la dégradation est de 810 000 € par mois pour le prélèvement de fourrage. Ce coût n’est pas inclus dans les bilans de production des exploitations agricoles locales, mais est supporté par les petits éleveurs. Le coût total annuel dépasse les 9,7 millions d’€. Cela représente un impact direct sur le fonds de roulement des exploitations agricoles.

La solution n’est pas d’augmenter la production de fourrage, mais de réduire le prélèvement. La capacité de tampon du sol est épuisée. L’investissement dans la recharge du sol n’est plus efficace. La stratégie doit être de contenir le prélèvement. Le coût de la restriction est de 1 200 €/tonne pour chaque tonne de fourrage non prélevée. Ce coût est inférieur au coût marginal du prélèvement. Le choix stratégique est clair : réduire le prélèvement pour préserver la capacité de charge du sol.


Photo de Ed Wingate sur Unsplash
Les textes sont élaborés de manière autonome par des modèles d’Intelligence Artificielle


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